Hier soir, alors que je prenais connaissance de mes mails, le téléphone a sonné porteur d'une très mauvaise nouvelle (comme toujours à cette heure avancée de la soirée) : l'oncle de mon mari que j'aimais beaucoup au point de le considérer comme mon tonton est décédé d'un arrêt cardiaque. On l'avait descendu quelques heures plus tôt en hélicoptère à Monaco mais il semblerait que les médecins n'aient rien pu faire.
Nous sommes tous sous le choc et j'aimerais lui dédier ce poème qui m'a déjà beaucoup aidée l'an dernier quand mon cousin est parti.
La mort n'est rien, je suis seulement passé, dans la pièce à côté. Je suis moi. Vous êtes vous. Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours. Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné, parlez-moi comme vous l'avez toujours fait. N'employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel ou triste. Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi. Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été. Le fil n'est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de vos pensées, simplement parce que je suis hors de votre vue ? Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin. Canon Henry Scott-Holland (1847-1918), traduction d'un extrait de "The King of Terrors", sermon sur la mort 1910
Quelquefois attribué à Charles Péguy, d'après un texte de Saint Augustin
